La newsletter du samedi

N°02 — Octobre 2026

Ces blessures invisibles que nous portons en silence

Parce que certaines souffrances ne se voient pas, mais méritent tout autant d’être entendues.

Solitude · Honte · Rumination · Dépendance affective · Hypocrisie · Vulnérabilité · Résilience

Une tasse blanche posée dans l’herbe, parmi les feuilles d’automne.

Photo : Sandie Clarke sur Unsplash

Quelques mots avant de commencer

Bonjour à toutes et à tous,

J’espère que vous allez bien. Et si ce n’est pas le cas, sachez que vous avez aussi le droit de le dire.

Ce mois-ci, notre rendez-vous arrive un peu plus tard que prévu. Je tenais à vous retrouver malgré ce retard, car les engagements ont une importance particulière à mes yeux, surtout lorsqu’ils concernent un espace d’écoute et de partage.

Octobre nous invite doucement à ralentir. Les journées raccourcissent, les couleurs changent, les arbres commencent à se défaire de leurs feuilles.

Et je me dis parfois que nous pourrions apprendre quelque chose de cette saison.

Nous passons tellement de temps à essayer de tenir bon, à montrer que tout va bien, à sourire même lorsque nous n’en avons pas envie.

Pourtant, derrière les apparences, chacun porte une histoire.

Une inquiétude que personne ne soupçonne. Une peine que l’on n’arrive pas à raconter. Un souvenir qui revient sans prévenir. Ou simplement cette impression étrange de ne pas être tout à fait à sa place.

Aujourd’hui, j’aimerais que nous parlions de ces blessures invisibles.

Non pas pour les rendre plus lourdes, mais pour essayer de mieux les comprendre.

Prenez le temps de vous installer confortablement.

Je suis heureux de vous retrouver.

Fred

01

LA SOLITUDE

Se sentir seul, même lorsque l’on est entouré

Silhouette d’une personne assise à la fenêtre, face aux immeubles de la ville la nuit.

Photo : naraa .in.ub sur Unsplash

On imagine souvent la solitude comme une pièce vide, une maison silencieuse ou une personne qui n’a personne à qui parler.

Pourtant, il existe une solitude bien différente.

Celle que l’on peut ressentir au milieu d’un repas de famille, dans une soirée entre amis, au travail ou même auprès de la personne avec laquelle on partage sa vie.

On peut être entouré et se sentir profondément seul.

Pourquoi ?

Parce que la présence physique ne garantit pas toujours la proximité émotionnelle.

Il arrive que nous ayons beaucoup de conversations, mais très peu d’occasions de parler véritablement de ce que nous ressentons.

Nous échangeons sur le travail, les enfants, les courses, les obligations, les événements de la journée.

Mais quand quelqu’un nous demande comment nous allons, nous répondons presque automatiquement : « Ça va. »

Et la conversation continue.

La solitude émotionnelle apparaît parfois lorsque nous avons le sentiment de ne pas être compris, de ne pas pouvoir nous montrer tels que nous sommes ou de devoir constamment jouer un rôle.

Prenons un exemple.

Une personne traverse une période difficile. Elle continue pourtant de travailler, de s’occuper de ses proches et de participer aux réunions familiales.

Personne ne remarque particulièrement son mal-être.

Elle sourit, plaisante et répond aux messages.

Mais le soir, lorsqu’elle se retrouve seule, elle éprouve cette sensation douloureuse : personne ne sait vraiment ce qu’elle traverse.

Ce sentiment ne signifie pas nécessairement que son entourage manque d’amour.

Il peut simplement révéler un besoin de relations plus authentiques, d’écoute ou de compréhension.

Il existe également une autre solitude : celle que l’on choisit.

Et celle-ci peut être précieuse.

Prendre du temps pour soi, marcher seul, lire ou simplement apprécier le silence peut permettre de retrouver son équilibre.

La différence se situe souvent dans le ressenti : la solitude choisie peut ressourcer, tandis que la solitude subie peut faire souffrir.

Si vous vous sentez seul aujourd’hui, essayez de ne pas vous juger.

Vous n’avez pas nécessairement besoin de connaître davantage de monde.

Vous avez peut-être surtout besoin de pouvoir être vous-même auprès de quelqu’un.

Et si cette solitude devient pesante ou persistante, chercher un soutien extérieur peut être une première manière de rompre cet isolement.

La pensée de Fred

« Être entouré ne signifie pas toujours être accompagné. Parfois, une seule personne qui nous écoute vraiment vaut davantage qu’une pièce remplie de monde. »
02

LA HONTE

Quand le regard que l’on porte sur soi devient une prison

Une femme regarde son reflet dans un miroir, dans une lumière tamisée.

Photo : Polina Khaiko sur Unsplash

La honte est une émotion particulièrement difficile à exprimer.

Parce qu’elle ne nous fait pas seulement penser que nous avons commis une erreur.

Elle peut nous donner l’impression que nous sommes, nous-mêmes, une erreur.

Il existe pourtant une différence importante entre la culpabilité et la honte.

La culpabilité peut nous faire penser : « J’ai fait quelque chose de mal. »

La honte, elle, peut nous murmurer : « Je suis quelqu’un de mauvais. »

Cette distinction change profondément notre manière de nous regarder.

La honte peut apparaître après une humiliation, un échec, un rejet ou une situation dans laquelle nous avons eu le sentiment d’être exposés au jugement des autres.

Elle peut aussi s’installer progressivement, à force de critiques, de comparaisons ou de remarques blessantes.

Imaginez un enfant qui entend régulièrement qu’il est incapable, maladroit ou insuffisant.

Avec le temps, il peut finir par croire que ces mots décrivent réellement sa personne.

Devenu adulte, il pourra continuer à ressentir cette honte lorsqu’il se trompe, même dans des situations sans gravité.

La honte nous pousse souvent à nous cacher.

Nous évitons certaines conversations, nous minimisons nos difficultés et nous préférons parfois souffrir en silence plutôt que de risquer d’être jugés.

C’est notamment pour cette raison qu’elle peut être si isolante.

Mais une erreur, un échec ou une période difficile ne résument jamais une existence.

Nous sommes bien davantage que nos maladresses, nos décisions passées ou le regard que certaines personnes ont porté sur nous.

Apprendre à distinguer ce que nous avons fait de ce que nous sommes peut progressivement nous aider à retrouver une image plus juste de nous-mêmes.

Cela ne signifie pas refuser toute responsabilité.

Cela signifie simplement comprendre qu’il est possible de reconnaître une erreur sans se condamner entièrement.

Et lorsqu’une honte ancienne continue de faire souffrir, en parler dans un cadre sécurisant, éventuellement avec un professionnel, peut aider à desserrer son emprise.

La pensée de Fred

« Ce que vous avez vécu ne définit pas toute votre valeur. Vous méritez d’être regardé avec bienveillance, y compris par vous-même. »
03

LA RUMINATION

Quand nos pensées tournent en boucle

Une route qui s’ouvre vers des collines éclairées par le lever du soleil.

Photo : Tim Mossholder sur Unsplash

Vous est-il déjà arrivé de repenser pendant des heures à une conversation ?

De vous demander ce que vous auriez dû répondre ?

Ou de revivre une situation en imaginant toutes les manières dont elle aurait pu se dérouler autrement ?

C’est une expérience très humaine.

Notre esprit cherche naturellement à comprendre ce qui nous arrive.

Mais parfois, cette recherche de réponses se transforme en boucle.

Nous réfléchissons, nous analysons, nous recommençons.

Sans nécessairement avancer.

C’est ce que l’on appelle la rumination mentale.

Elle peut concerner un événement passé, une inquiétude présente ou une situation que nous ne parvenons pas à accepter.

Prenons un exemple simple.

Vous recevez un message assez froid d’un collègue.

Vous vous demandez si vous avez dit quelque chose de déplacé.

Puis vous repensez à votre dernière conversation.

Vous relisez son message.

Vous imaginez qu’il est contrarié, qu’il vous en veut ou qu’il parle de vous à d’autres personnes.

Quelques heures plus tard, vous avez construit tout un scénario.

Pourtant, vous ne savez toujours pas pourquoi ce message était si bref.

La rumination peut nous donner l’impression de chercher une solution alors que nous entretenons parfois notre inquiétude.

Elle peut devenir épuisante, particulièrement lorsqu’elle perturbe notre sommeil ou notre concentration.

Comment commencer à en sortir ?

Une première étape consiste à reconnaître ce qui se passe.

Se dire simplement : « Je suis en train de tourner autour de la même pensée. »

Puis essayer de distinguer les faits de nos interprétations.

Qu’est-ce que je sais réellement ?

Qu’est-ce que j’imagine ?

Y a-t-il une action concrète que je peux entreprendre ?

Et si aucune action n’est possible maintenant, puis-je m’autoriser à revenir à cette question plus tard ?

Écrire ses pensées, marcher, pratiquer une activité qui mobilise l’attention ou parler à une personne de confiance peut parfois aider à interrompre cette boucle.

Il ne s’agit pas d’empêcher notre esprit de penser.

Il s’agit de lui permettre de retrouver un peu de repos.

La pensée de Fred

« Toutes les questions ne trouvent pas leur réponse en y pensant davantage. Parfois, notre esprit a surtout besoin que nous lui accordions une pause. »
04

LA DÉPENDANCE AFFECTIVE

Quand aimer finit parfois par signifier s’oublier

Deux arbres côte à côte, en contre-jour.

Photo : Andy Quezada sur Unsplash

Aimer quelqu’un, c’est naturellement souhaiter sa présence, son affection et son attention.

Nous avons tous besoin de liens.

Mais il arrive que ce besoin devienne si important que notre équilibre semble dépendre entièrement d’une autre personne.

Un message sans réponse provoque une inquiétude intense.

Une contrariété devient la peur d’une rupture.

Un désaccord donne l’impression que tout pourrait s’effondrer.

La dépendance affective peut prendre différentes formes, mais elle s’accompagne souvent d’une difficulté à se sentir en sécurité dans la relation.

La personne concernée peut chercher constamment à être rassurée, avoir peur de déplaire ou renoncer progressivement à ses propres besoins.

Imaginez quelqu’un qui accepte toujours les choix de son partenaire.

Il abandonne ses activités, voit moins ses amis et évite d’exprimer ses désaccords.

Non pas parce qu’il n’a aucune préférence.

Mais parce qu’il redoute que l’autre s’éloigne.

À force de vouloir préserver la relation, il finit par perdre une partie de lui-même.

Cette situation ne signifie pas que ses sentiments sont moins sincères.

Elle peut simplement montrer que la peur de perdre prend progressivement plus de place que la liberté d’aimer.

Il est important de rappeler qu’une relation équilibrée ne suppose pas de tout faire ensemble, de penser toujours de la même manière ou de répondre immédiatement à chaque attente.

Nous pouvons aimer profondément quelqu’un tout en conservant nos amitiés, nos envies, nos opinions et nos espaces personnels.

Retrouver cet équilibre demande parfois du temps.

Cela peut commencer par des gestes simples : reprendre une activité personnelle, exprimer une préférence ou apprendre à supporter un désaccord sans y voir automatiquement une menace.

Dans certaines situations, un accompagnement psychologique peut aider à comprendre les peurs qui nourrissent cette dépendance.

Et lorsqu’une relation comporte du contrôle, des menaces ou des violences, la priorité est de rechercher une aide adaptée et sécurisante.

La pensée de Fred

« Aimer quelqu’un ne devrait jamais nous obliger à disparaître. Une belle relation laisse aussi de la place à celui ou celle que nous sommes. »
05

L’HYPOCRISIE

Derrière les apparences, ce que nous n’osons pas toujours montrer

Un masque blanc posé sur une surface sombre.

Photo : Christina Miller sur Unsplash

Nous avons tous, un jour ou l’autre, répondu que tout allait bien alors que ce n’était pas vrai.

Nous avons peut-être souri par politesse, évité une discussion ou gardé pour nous une opinion.

Est-ce nécessairement de l’hypocrisie ?

Pas toujours.

Il existe une différence entre protéger son intimité, faire preuve de diplomatie et chercher volontairement à tromper quelqu’un.

L’hypocrisie apparaît notamment lorsqu’une personne affiche des convictions, des sentiments ou des intentions qui ne correspondent pas à ses comportements réels.

Elle peut être particulièrement blessante dans les relations de confiance.

Imaginez une personne qui vous témoigne beaucoup d’affection en votre présence, mais qui vous dénigre régulièrement auprès des autres.

Lorsque vous le découvrez, ce n’est pas seulement la critique qui vous fait souffrir.

C’est aussi le décalage entre les paroles et les actes.

Vous pouvez alors vous demander à quoi vous fier.

Pour autant, nous devons rester prudents avant de qualifier quelqu’un d’hypocrite.

Nous ne connaissons pas toujours ses intentions.

Certaines contradictions peuvent venir de la peur du conflit, d’un manque d’assurance ou d’une difficulté à exprimer ses émotions.

Cela n’excuse pas les comportements blessants, mais nous invite à ne pas réduire trop rapidement une personne à une étiquette.

Dans nos relations, la cohérence entre les paroles et les actes est souvent un repère précieux.

Une personne sincère n’est pas nécessairement celle qui dit toujours tout.

C’est plutôt celle dont les comportements nous permettent progressivement de construire une confiance.

Et lorsque cette confiance est abîmée, il est légitime d’en parler, de demander des explications ou de prendre de la distance.

Nous n’avons pas à accepter toutes les contradictions au nom de la compréhension.

L’empathie ne consiste pas à tout excuser.

Elle consiste aussi à regarder les situations avec nuance, sans oublier de se respecter.

La pensée de Fred

« La sincérité ne se mesure pas seulement aux belles paroles. Elle se reconnaît aussi dans la manière dont nous agissons lorsque personne ne nous regarde. »
06

LA VULNÉRABILITÉ

Et si montrer ses fragilités était aussi une forme de courage ?

Une jeune pousse verte entre deux pierres, dans la lumière du couchant.

Photo : CS J0ke sur Unsplash

Depuis l’enfance, nous entendons souvent qu’il faut être fort.

Ne pas pleurer.

Ne pas se laisser atteindre.

Ne pas montrer ses faiblesses.

Ces messages partent parfois d’une intention protectrice.

Mais ils peuvent aussi nous apprendre à cacher une partie de notre humanité.

Car être vulnérable, ce n’est pas nécessairement être faible.

C’est reconnaître que certaines situations nous touchent, que nous avons des limites et que nous ne maîtrisons pas tout.

La vulnérabilité peut apparaître lorsque nous avouons une peur, demandons de l’aide ou exprimons une émotion que nous aurions préféré dissimuler.

Elle peut être inconfortable.

Parce qu’en nous montrant tels que nous sommes, nous prenons parfois le risque de ne pas être compris.

Imaginez une personne qui traverse une période difficile au travail.

Elle continue de tout assumer, refuse les propositions d’aide et répète qu’elle gère parfaitement.

Un jour, elle finit par dire à quelqu’un de confiance : « En réalité, je suis épuisée. »

Cette phrase peut sembler ordinaire.

Pour elle, elle représente peut-être un immense effort.

Reconnaître sa vulnérabilité ne signifie pas renoncer à ses responsabilités.

Cela peut au contraire permettre de mieux comprendre ses besoins.

Mais attention : être authentique ne veut pas dire devoir tout raconter à tout le monde.

Nous avons le droit de choisir les personnes auprès desquelles nous nous dévoilons.

La confiance se construit.

Nos émotions méritent d’être accueillies dans un environnement où elles ne seront pas utilisées contre nous.

La vulnérabilité n’est donc ni une obligation ni une preuve de courage à exhiber.

Elle est simplement une dimension naturelle de notre existence.

Nous pouvons être compétents et avoir peur.

Être courageux et pleurer.

Aimer profondément et ressentir parfois le besoin d’être rassurés.

Nous n’avons pas à choisir entre notre force et notre sensibilité.

Les deux peuvent coexister.

La pensée de Fred

« Être fort, ce n’est pas ne jamais vaciller. C’est parfois accepter de dire que l’on a besoin d’une main pour retrouver son équilibre. »
07

LA RÉSILIENCE

Se reconstruire à son rythme, sans obligation d’être fort

De jeunes feuilles qui sortent d’une branche.

Photo : Malwina Nogaj sur Unsplash

La résilience est souvent présentée comme la capacité à rebondir après une épreuve.

C’est une image encourageante.

Mais elle peut parfois devenir une pression supplémentaire.

Comme si, après avoir souffert, nous devions rapidement retrouver notre sourire, transformer notre douleur en force et montrer au monde que nous avons surmonté les difficultés.

Pourtant, la reconstruction humaine est rarement aussi simple.

Certaines épreuves laissent des traces durables.

Une séparation, un deuil, une maladie, une humiliation ou une période d’insécurité peuvent bouleverser notre manière de voir le monde.

Et chacun avance à son rythme.

La résilience ne signifie pas oublier ce qui s’est passé.

Elle ne signifie pas non plus que la souffrance était nécessaire ou qu’elle nous a forcément rendus meilleurs.

Elle désigne plutôt un processus d’adaptation, parfois lent, parfois irrégulier, qui peut s’appuyer sur nos ressources personnelles, nos relations et l’aide que nous recevons.

Imaginez une personne qui vient de traverser une période particulièrement douloureuse.

Certains jours, elle parvient à reprendre ses habitudes.

D’autres jours, une chanson, une odeur ou un souvenir fait ressurgir sa peine.

Cela ne signifie pas qu’elle revient au point de départ.

Cela signifie simplement que son chemin n’est pas linéaire.

Nous avons parfois tendance à mesurer nos progrès à ce que nous sommes capables de faire.

Mais certains progrès sont invisibles.

Accepter une invitation après des mois d’isolement.

Demander de l’aide.

Retrouver le plaisir d’une promenade.

Dormir un peu mieux.

Ou simplement réussir à parler d’une expérience douloureuse.

La résilience peut aussi se construire grâce aux autres.

Nous n’avons pas à traverser seuls toutes les épreuves pour prouver notre valeur.

Être accompagné, soutenu ou écouté ne diminue en rien notre courage.

Et si vous traversez actuellement une période difficile, j’aimerais vous rappeler ceci : vous n’avez pas de calendrier à respecter pour aller mieux.

Votre chemin vous appartient.

La pensée de Fred

« Se reconstruire ne signifie pas redevenir exactement celui que l’on était. C’est parfois apprendre, doucement, à habiter de nouveau sa propre vie. »

Avant de se quitter

Nous arrivons au terme de cette deuxième newsletter.

En parcourant ces sept thèmes, j’espère que vous avez peut-être reconnu une émotion, une situation ou une difficulté que vous n’aviez jamais vraiment réussi à nommer.

Je crois profondément que nous gagnerions tous à regarder les autres avec un peu plus de douceur.

Nous ignorons souvent ce qu’une personne traverse lorsqu’elle nous répond sèchement, lorsqu’elle s’isole ou lorsqu’elle semble moins disponible.

Cela ne signifie pas que nous devons accepter tous les comportements.

Mais comprendre qu’il existe parfois une souffrance derrière une attitude peut changer notre manière d’entrer en relation.

Et cette bienveillance, j’aimerais aussi que nous apprenions à nous l’accorder.

Nous sommes parfois tellement exigeants envers nous-mêmes.

Nous voudrions tout comprendre, tout réparer, tout dépasser.

Alors qu’il nous faudrait peut-être, de temps en temps, simplement reconnaître que nous faisons de notre mieux avec ce que nous vivons.

Merci d’avoir pris ce moment pour me lire.

Merci également pour votre patience concernant la publication de ce numéro.

Je vous souhaite de trouver, dans les jours à venir, quelques instants de calme, de sincérité et de douceur.

Prenez soin de vous.

Et surtout, n’oubliez pas de prendre soin les uns des autres.

Avec toute ma bienveillance,

Fred

EMPATHY by Fred · Écouter. Comprendre. Accueillir. Sans jamais juger.

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